Flament Stéphanie Wattiau Sabrina 2ème E.S.F
Le comportement sportif.
Les
activités sportives sont essentiellement des formes modifiées du comportement
de chasseur. Par exemple, le footballeur moderne se révèle comme membre d'une
meute déguisée de chasseurs. Son arme meurtrière est devenue un ballon
inoffensif, sa proie, un but. Si sa visée est bonne, et qu'il marque un point,
il jouit du triomphe du chasseur qui a tué sa proie. Pour comprendre la façon
dont s'est opérée cette transformation, il faut revenir brièvement à nos
ancêtres primitifs. Ils ont passé un million d'années à chasser en groupe.
Leur survivance même dépendait de leur succès sur le terrain de chasse. Cette
nécessité a changé leur vie toute entière, et aussi leur corps. Ils ont
poursuivi, couru, sauté, visé, lancé. Il y a dix mille ans, après avoir
longtemps chassé pour trouver leur nourriture, ils sont devenus fermiers. Leur
intelligence fut mise à nouveau à l'épreuve. Il fallait grouper dans des
enclos, domestiquer leur proies,… Il n'était plus nécessaire de chasser pour
ce nourrir, cependant, le besoin de chasser subsistait. La chasse - plaisir
remplaça donc la chasse - nécessité. Pendant des siècles, les sports
sanglants dominèrent. Un dictionnaire très ancien définit ainsi le sport :
" distraction procurée par l'effort de prendre ou de tuer des animaux
sauvages ". A mesure que les civilisations s'épanouissaient, leurs
populations s'accroissaient au point que seule une minorité, les riches et les
puissants, pouvaient se livrer au rituel de la chasse. Les Romains trouvèrent
une solution, ils amenèrent la chasse dans la ville et l'installèrent dans une
vaste arène, où des milliers de personnes pouvaient assister à la mise à
mort. Cette formule existe encore dans les corridas espagnoles. Les Grecs
choisirent l'athlétisme et les terrains de sport, qui offraient la poursuite
(la course), le saut, le lancer (disque et javelot). Les athlètes se livraient
à une vigoureuse activité physique, typique scène de chasse. Seul leur
triomphe n'était plus celui de la véritable mise à mort, mais celui de la
victoire. Ailleurs, les jeux de balles voyaient le jour : une forme de polo en
Perse, les boules et le hockey et Egypte, le football en Chine. Ils
s'inspiraient tous de la chasse, et reprenaient en l'amplifiant, le geste de
viser du chasseur. Plus que tout autre, il domine le sport moderne. Aujourd'hui,
de toutes les formes de sports, celles où on vise sont les plus nombreuses. On
pourrait presque définir les sports actuels sur le terrain comme une
compétition dans l'art de viser. Il y a deux façons de viser : viser un objet
non défendu, comme une cible, une quille ou un trou, et viser un objet
défendu, comme un but ou un guichet (de cricket). Un objet défendu ressemble
plus à une proie réelle et le viser fournit un meilleur substitut de
l'activité primitive. La proie réelle ne rend pas les choses faciles au
chasseur. Comme cible, elle va se défendre, par l'attaque, la fuite, ou tout
autre moyen à sa disposition. Il n'est donc pas surprenant que les plus
populaires des sports modernes soient ceux qui proposent l'attaque d'un objet
défendu. Envisagé de cette façon, le football devient une partie de chasse
réciproque. Chaque équipe, ou " meute de chasse ", essaye de marquer
en visant avec une balle, ou " arme ", un but défendu ou " proie
". L'accent est plutôt mis sur l'élément compétition. Il est certain
que le goût de la compétition trouve un exutoire dans le sport. Mais il
pourrait aussi bien s'exprimer dans la confection de gâteaux ou de bouquets.
Cela ne ferait cependant pas de ces activités des sports. Parmi les centaines
de formes de compétition auxquelles nous nous livrons, seuls les sports nous
offrent la possibilité de poursuivre, courir, sauter, lancer, viser et tuer une
proie. C'est pourquoi en définitive, seule l'explication de la chasse
transformée est valable. Pour l'homme moderne, les sports non sanglants sont
devenus une forme majeure de récréation. Après la révolution industrielle,
la vaste majorité des hommes se sont trouvés encore plus éloignés de leur
héritage de chasseurs. La production de masse, l'industrialisation,
conduisaient à un travail toujours plus ennuyeux, monotone, prévisible et
répétitif. Or, l'ancien modèle de la chasse impliquait essentiellement une
grande dépense physique, combinée au risque et à l'excitation. L'opération
durait un certain temps, elle nécessitait une mise en route, avec une
stratégie et un plan, du talent et de l'audace et, pour finir, un paroxysme et
un moment de triomphe. Cette description cadre parfaitement avec les activités
d'un sportif, tel que le footballeur, mais elle est aux antipodes de la vie d'un
travailleur d'usine ou d'un employé de bureau. L'homme du 19ème siècle,
enfermé dans sa routine invariable, redécouvrait à un autre niveau la
frustration du chasseur. Le résultat était prévisible : une explosion
d'intérêt pour les sports organisés. Presque tous les sports les plus
populaires aujourd'hui ont été soit inventés, soit structurés pendant le
19ème siècle. Certains de ces jeux existaient déjà, mais trouvèrent alors
leur forme moderne, avec des règles fixes ; d'autres furent inventés
intégralement . Pendant un siècle, de plus en plus de gens ont joué à ces
jeux et ont regardé d'autres y jouer. Cette pseudo - chasse devait sa
popularité en grande partie à l'excitation provoquée par la nature des gestes
impliqués. Ce n'étaient pas de purs exercices physiques, c'étaient des
exercices de poursuite et de visée, la poursuite et la visée du chasseur
primitif. Le 20ème siècle n'a pas vu la naissance de nouveaux types de sports,
mais ceux qui existaient déjà ont connu un développement énorme, et ils se
sont étendus, en même temps que l'industrialisation, à presque toutes les
parties du globe. Plus que jamais, un nombre croissant d'individus trouvent leur
travail quotidien ennuyeux, monotone, et sans imprévu. L'événement sportif
spectaculaire constitue pour eux, une gratification immédiate. IL nous faut
attirer l'attention spécialement sur une forme corrompue du sport : la guerre.
Les guerres primitives n'étaient pas des guerres totales, elles étaient
strictement limitées, conduites avec des règles rigides, tout comme des jeux
sportifs. Les chasseurs - guerriers utilisaient des armes de chasse et, dans le
cas particulier des guerriers cannibales, ils mangeaient la proie après l'avoir
tuée. Et nous savons que certaines guerres se virent arrêtées par la pluie,
tout comme le cricket. L'esprit de compétition de groupe demeurait comme dans
les autres sports. Ce phénomène à conduit à la conclusion que l'homme a un
besoin inné de tuer ses congénères. Si, cependant, ces groupes guerriers sont
vus, non plus comme des tueurs d'hommes mais comme des sportifs, comme des
chasseurs transformés à la poursuite d'une proie - substitut, alors, leur
comportement devient immédiatement plus compréhensible. Malheureusement, la
guerre était une forme de sport qui a rapidement pris des proportions
imprévisibles et donné lieu à des massacres sanglants. La leçon à en tirer
pour l'avenir est claire. Il ne suffit pas, pour réduire les risques de guerre,
de résoudre le problème de la surpopulation et des tensions qu'elle crée. Il
est également nécessaire de considérer la vie laborieuse des hommes de l'ère
post - industrielle, pour voir s'ils peuvent se rapprocher de la condition de
chasseur. Si le travail est répétitif et manque de variété, d'imprévu et de
paroxysme, le chasseur primitif qui sommeille dans l'homme moderne restera
dangereusement sur sa faim. En effet, le football du samedi après midi est
certainement un secours mais il n'est pas toujours suffisant. Il semblerait
essentiel d'offrir aux travailleurs, dans une nouvelle conception de leur vie,
une séquence quelconque de pseudo - modèle de chasse, ne serait - ce que pour
éviter la possibilité d'émeutes, de violences et de guerres totales. Il y a
enfin une autre forme aberrante de sport, c'est le sport non pas de la chasse à
l'homme, mais de la " chasse amoureuse ". Elle présente chez l'homme
de nombreuses caractéristiques d'une poursuite symbolique. Dans les relations
sexuelles normales, ce paroxysme annonce le développement d'un lien, permettant
au couple de traverser les difficultés d'un cycle familial. Dans la pseudo -
relation sexuelle de " conquête ", l'acte sexuel met fin
virtuellement à la séquence. Le mâle qui se sert des femelles comme d'une
proie - substitut, qui parle de tableau de chasse plus que d'amour, perd
rapidement de son intérêt, une fois que la proie à reçu le " coup de
grâce " de l'arme symbolique. Il s'éloigne en quête d'une nouvelle
proie. Il peut, naturellement, succomber à son tour, pendant la poursuite, et
se laisser prendre à de véritables liens de couple. Mais malheureusement, il
peut aussi faire naître un lien unilatéral et abandonner sa victime à elle -
même, avec un amour sans espoir pour son séducteur. Le pire, c'est lorsqu'il
lui fait un enfant et lui laisse sur les bras une responsabilité parentale
qu'il refuse de partager. En tant que sport, la chasse amoureuse, comme la
guerre, a des conséquences dangereuses pour la société.
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a. Implications du point de vue professionnel.
Le sport tient une part importante dans notre métier, quelque soit le public avec lequel on travaille. Il est un moyen de se valoriser d'un point de vue personnel et par rapport au groupe. Il permet également de pouvoir se détendre et se " défouler ", de chasser l'agressivité qui est en chacun de nous. Avant, c'était le sport qui était considéré comme violent ( chasse,…) , maintenant, on l'utilise pour chasser cette violence ! Quel paradoxe ! C'est aussi un excellent moyen de travailler la psychomotricité et l'intellectuel. C'est aussi un excellent moyen de communication. Le sport permet d'intégrer des règles, des limites ainsi que l'esprit d'équipe, de compétition. On peut également l'utiliser pour gérer des conflits au sein d'un groupe.
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b. Importance pour mon comportement.
Le comportement de l'éducateur peut influencer celui de son public.Il est donc important d'être au clair avec soi - même . Montrer qu'on c'est ce que l'on fait, qu'on connaît les règles du jeu et qu'on est impartiale sinon, cela peut faire s'effondrer toute la cohérence du groupe ou renforce des tensions déjà existante. L'éducateur doit guider le groupe à intégrer toutes les règles. Utiliser le sport de façon intelligente et pas seulement pour faire passer le temps. |
c. Importance pour l'équipe .
Le sport est important car il permet de rapprocher les personnes de l'équipe par exemple en organisant tous ensemble un tournoi ou des jeux olympiques,… Cela permet aussi la communication. Ca permet aussi d évacuer le stress qui pourrait survenir chez une personne de l'équipe suite à un problème dans l 'institution.