LES SALUTATIONS.


Quelles soient reçues ou données, formel ou plus « naturelles » les salutations relient les différents évènements de la journée comme de la vie. Les salutations sont d’une importance primordiale dans les premiers contacts avec autrui, dans l’image que l’on souhaite donner de soi (ou celle que l’on ne souhaite pas), et conditionnent en partie le feed-back.

Si les salutations sont si importantes c’est qu’elles envoient le message à l’autre que nous lui voulons du bien, que nous sommes heureux de le voir ou de le revoir. D’ailleurs lors de retrouvailles les salutations seront d ‘autant plus expressives que la séparation a été longue. De même lors d’une séparation les adieux sont en proportion de la durée prévue.
Les salutations affirment en de nombreuses circonstances la relation amicale, la majorité, le mariage, les anniversaires comme autant de faits marquants, elles sont alors en elles-mêmes sur une manière formelle, prévus de célébrer ces occasions. On constate que plus l’occasion est importante plus la forme des salutations est rigide. Rigides également les salutations de « politesse » données ou reçues par des gens de passage et même parfois antipathiques. En ce cas, les attentes réciproques conduisent à des salutations de type très policées.

Décomposons les quatre phases qui composent les réunions mondaines :

  1. Se mettre en frais : s’habiller convenablement, pour montrer la grandeur de nos sentiments. Plus on vient de loin et plus les salutations sont importantes. L’hôte fait énormément d’effort pour recevoir son visiteur. Au moment de prendre congés les salutations sont longues et l’hôte accompagne son visiteur jusqu’à la porte ou alors le laisse repartir seul.
  2. Le contact à distance : le moment important de la rencontre est le contact corporel mais il est précédé par le moment où le visiteur et l’hôte s’aperçoivent. Quand ils se sont reconnus il y a six signes de reconnaissance : 1.le sourire, 2.le mouvement de sourcils, 3.le mouvement de tête, 4.le salut, 5.le geste de la main, 6. l’étreinte d’ « intention ». Les trois premiers se font presque en même temps. Ces six signes sont refait lors de la séparation mais sans l’étreinte d’intention.
    Les saluts de la main ou du bras sont très répandus, mais la forme exacte varie en fonction de la culture. Le geste de la min se fait latéralement, verticalement ou les paumes fermées.
  3. Le contact : laps de temps avant le véritable contact physique, l’intensité des contacts dépendra : - de la qualité de la relation antérieur
    - de la longueur de la séparation
    - de l’intimité du contact d’accueil
    - du code et des traditions locales et culturelles régissant les manifestations d’accueil
    - des changements survenus durant la séparation (maladie, décès, emprisonnement…).
    Ailleurs encore les hommes peuvent s’embrasser (ex : en Russie, en Belgique…).
  4. Montrer de l'intérêt: Un des messages que l’on s’efforce de transcrire lors des salutations, qu’elles soient de départ ou d’arrivée, est l’intérêt que l’on porte (ou que l’on se force à croire !) à la personne que nous saluons. Pour ce faire, pour montrer cet intérêt, on discute, on questionne sans réel soucis des réponses (comme le célèbre : Ça vas toi ?). Le but n’est pas la réponse mais bien d’avoir fais preuve d’intérêt pour l’autre. Cette notion d’intérêt peut-être variante en fonction du contexte et lors d’une rencontre surprise entre amis les salutations sont plus distantes et généralement moins élaborées. De même lors d’une première rencontre le message, plus froid, entame la relation sociale en signifiant l’acceptation de l’autre comme membre de son groupe. 

Les salutations sont d’une richesse extraordinaire et les messages qu’elles véhiculent sont parfois très subtile. On pense que cette rareté dans le monde animal remonte à une époque où les réalités de la vie nécessite une séparation prolongée d’une partie du groupe à des fins alimentaires : la chasse. En effet, c’est sans doute ces séparations et retrouvailles autour d’un fait marquant, l’alimentation, qui permirent à nos chasseurs d’ancêtres de tissés des liens sociaux unique dans le règne animal.

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DURIEZ françois, POL Blandine, 2ESD.