La locomotion.

Pour parcourir de longues distances, l’homme a mis au point des techniques artificielles alors que sur de courtes distances, on peut encore observer les mouvements typiques de notre espèce. On retrouve 21 manières fondamentales :

 

  1. Se traîner : C’est la toute première manière que le bébé a de se déplacer. Il glisse sur le sol, sur le ventre.

 

  1. Ramper à 4 pattes : Modèle infantile qui n’apparaît pas avant 10 mois.

 

  1. Chanceler : C’est une locomotion instable, lente, verticale, les jambes ne sont pas fermes.

 

  1. Marcher : C’est le sommet de la locomotion, c’est un processus complexe. La vitesse moyenne est de 5 km/h. Pendant la marche il y a sans cesse un des 2 pieds sur le sol. Le marcheur n’est jamais aéroporté, c’est la différence entre la marche et la course.

 

  1. Le pas de promenade : C’est une forme de marche lente, qui n’implique aucun désir d’arriver quelque part. La promenade est une fin en soi. Elle est souvent combinée à des contacts physiques entre les compagnons de marche (ex : bras dessus bras dessous).

 

  1. Le pas traînant : C’est la démarche clopinante des gens âgés et des infirmes. La vitesse est réduite, le pas est très court et traînant, elle permet d’éviter l’immobilité totale.

 

  1. Le pas rapide : C’est la marche d’une personne qui cherche à arriver très vite quelque part, mais qui n’en est pas encore réduit à courir.

Un des processus inconscients qui sont les nôtres est la classification automatique des personnes rencontrées, dans une catégories de locomotion. Grâce à cela nous anticipons les mouvements des autres ce qui nous permet de bien manœuvrer dans notre milieu.

 

  1. La course : L’individu est aéroporté : il y a un moment ou les deux pieds sont au-dessus du sol en même temps. Les enjambées sont plus grandes que pour la marche rapide.

 

  1. Le trot : Le trot est une version ralentie de la course. Elle mène le trotteur à une allure plus vive que la marche accélérée, mais lui offre une forme plus complète d’exercice corporel, en évitant les tensions plus élevées d’une marche rapide et l’épuisement d’une vraie course.

 

  1. Le sprint : C’est la version extrême de la course. Cette forme de locomotion couvre de brèves distances.

 

  1. La pointe des pieds : Cela tient à la fois de la marche lente et du sprint. Ce mode de déplacement permet de s’approcher silencieusement d’une victime ou d’éviter de réveiller un dormeur.

 

  1. Le pas militaire : Pas allongé, démarche équilibrée par le balancement des bras. Les grands marcheurs adoptent le pas militaire.

 

  1. Le pas de l’oie : C’est un mouvement raide du pied en avant. Il a été utilisé pour la dernière fois par les nazis.

 

  1. Le saut :

 

  1. Le sautillement : Saut répété.

 

  1. Le petit saut : Sautillement alterné d’un pied à l’autre.

 

  1. L’escalade : Quand l’homme est obligé de se déplacer en hauteur il utilise ses mains pour empoigner, tirer, soutenir, et de ses jambes pour s’élever.

 

  1. Le balancement :

 

  1. Acrobatie : Roue, galipette, marcher sur les mains. Il existe une immense variété de techniques de locomotion.

 

  1. La nage :

 

Si nous considérons ces vingt formes de locomotion, il est clair que l’homme se déplace de façon variée et complexe, mais en gardant la marche comme mode dominant.

La marche est d’une importance vital comme mode de progression, en tant que partie intégrante d’un système d’inventaire et de contrôle de l’environnement.

C’est en marchant que nous explorons le monde.

Importance pour les personnes dont on s’occupe.

Si les personnes sont handicapées moteur, elles n’ont pas accès aux façons fondamentales de se mouvoir. Selon leur handicap, elles acquièrent plus ou moins de mobilité. De plus, si la marche n’est pas acquise, il y a des difficultés à découvrir le milieu ce qui entraîne un manque de stimulation, d’expériences.

Le manque de maîtrise des moyens de locomotion entraîne des expériences du milieu très limitées. Ce manque d’expériences entraînerait chez les handicapés moteur des frustrations et des déficiences.

Si les personnes sont handicapées mentales, elles n’ont pas non plus accès à la mobilité, mais pas pour les mêmes raisons que les handicapés moteur.

Les handicapés mentaux, du fait de leur déficience intellectuelle, n’ont pas suivi l’évolution normale, et se sont interrompus dans leur développement psychomoteur, n’acquérant pas forcément toute la mobilité possible.

  Les personnes âgées ont aussi une mobilité réduite, du fait de la vieillesse et de ses altération (arthrose, ostéoporose…). Les mouvements deviennent laborieux, douloureux, la mobilité et le champ d’action de ces personnes régressent et s’amenuisent.

Concernant les enfants à mobilité réduite, leur champ d’expériences à l’intérieur d’un groupe d’enfants de leur âge est très limité (ex : un enfant à mobilité réduite ne pourra peut être jamais réaliser un match de foot avec ses amis. Cela pourrait entraîner chez lui des manques au niveau de ses connaissances tactiques…)

  Importance pour mon comportement.

 Il ne faut pas empêcher les gens de bouger sinon ils risquent d’avoir un manque d’expériences. En agissant ainsi, on restreint leur champ d’action et donc la découverte de leur environnement.

 De plus si l’on empêche une personne de se déplacer, celle-ci peut avoir des problèmes moteurs dus à son immobilité. Par exemple, à la suite d’une immobilité prolongée, la personne peut avoir une atrophie musculaire, des problèmes d’équilibre…

  

Importance pour l’équipe.

Il est important que les membres de l’équipe se relaient les informations afin que chacun puisse intervenir en conséquences des progrès, des régressions ou des difficultés du public.

Si les membres de l’équipe ne se relatent pas les observations, il pourrait y avoir de graves conséquences pour le public. Car dans la locomotion l’individu doit absolument passer par toutes les étapes. Si, par exemple, l’enfant n’acquiert pas l’étape du pas rapide alors il ne pourra jamais passer aux étapes suivantes.

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Florence Dumont - Arnaud Canfin - 2ESF