La locomotion.
Pour
parcourir de longues distances, l’homme a mis au point des techniques
artificielles alors que sur de courtes distances, on peut encore observer les
mouvements typiques de notre espèce. On retrouve 21 manières fondamentales :
Se
traîner :
C’est la toute première manière que le bébé a de se déplacer. Il
glisse sur le sol, sur le ventre.
Marcher :
C’est le sommet de la locomotion, c’est un processus complexe. La
vitesse moyenne est de 5 km/h. Pendant la marche il y a sans cesse un des 2
pieds sur le sol. Le marcheur n’est jamais aéroporté, c’est la différence
entre la marche et la course.
Un
des processus inconscients qui sont les nôtres est la classification
automatique des personnes rencontrées, dans une catégories de locomotion. Grâce
à cela nous anticipons les mouvements des autres ce qui nous permet de bien manœuvrer
dans notre milieu.


Si nous
considérons ces vingt formes de locomotion, il est clair que l’homme se déplace
de façon variée et complexe, mais en gardant la marche comme mode dominant.
La
marche est d’une importance vital comme mode de progression, en tant que
partie intégrante d’un système d’inventaire et de contrôle de
l’environnement.
C’est
en marchant que nous explorons le monde.
Importance pour les personnes dont on
s’occupe.
Si
les personnes sont handicapées moteur, elles n’ont pas accès aux façons
fondamentales de se mouvoir. Selon leur handicap, elles acquièrent plus ou
moins de mobilité. De plus, si la marche n’est pas acquise, il y a des
difficultés à découvrir le milieu ce qui entraîne un manque de stimulation,
d’expériences.
Le
manque de maîtrise des moyens de locomotion entraîne des expériences du
milieu très limitées. Ce manque d’expériences entraînerait chez les
handicapés moteur des frustrations et des déficiences.
Si
les personnes sont handicapées mentales, elles n’ont pas non plus accès à
la mobilité, mais pas pour les mêmes raisons que les handicapés moteur.
Les
handicapés mentaux, du fait de leur déficience intellectuelle, n’ont pas
suivi l’évolution normale, et se sont interrompus dans leur développement
psychomoteur, n’acquérant pas forcément toute la mobilité possible.
Concernant
les enfants à mobilité réduite, leur champ d’expériences à l’intérieur
d’un groupe d’enfants de leur âge est très limité (ex : un enfant à
mobilité réduite ne pourra peut être jamais réaliser un match de foot avec
ses amis. Cela pourrait entraîner chez lui des manques au niveau de ses
connaissances tactiques…)
Il
ne faut pas empêcher les gens de bouger sinon ils risquent d’avoir un manque
d’expériences. En agissant ainsi, on restreint leur champ d’action et donc
la découverte de leur environnement.
De
plus si l’on empêche une personne de se déplacer, celle-ci peut avoir des
problèmes moteurs dus à son immobilité. Par exemple, à la suite d’une
immobilité prolongée, la personne peut avoir une atrophie musculaire, des
problèmes d’équilibre…
Importance pour l’équipe.
Il est
important que les membres de l’équipe se relaient les informations afin que
chacun puisse intervenir en conséquences des progrès, des régressions ou des
difficultés du public.
Si les
membres de l’équipe ne se relatent pas les observations, il pourrait y avoir
de graves conséquences pour le public. Car dans la locomotion l’individu doit
absolument passer par toutes les étapes. Si, par exemple, l’enfant
n’acquiert pas l’étape du pas rapide alors il ne pourra jamais passer aux
étapes suivantes.
Florence Dumont - Arnaud Canfin - 2ESF