Les épaules.

Depuis la position verticale de nos ancêtres, les épaules ont dû s’adapter, devenir plus flexibles. Afin de lancer les armes lors de la chasse, afin de satisfaire de nouveau le rôle dans les actes de jeter et de frapper, les épaules des hommes deviennent une force. On distingue une différence entre l’homme et la femme à ce niveau. Celles de l’homme sont plus larges, massives et lourdes. Une différence qui s’accentue avec les hanches de la femme qui sont plus larges. Ainsi, la silhouette de la femme à tendance à s’élargir alors que celle de l’homme à se rétrécir.

Si l’homme veut paraître plus masculin, il peut essayer d’augmenter sa largeur d’épaules. Dans le théâtre japonais, les acteurs qui ont un rôle d’homme fort ont de larges épaules qui leur donne un air d’autorité. De même pour les joueurs de football américain, avec les épaules rembourrées, ils ont l’air hyper virils et menaçants même s’ils sont inactifs sur le terrain. Ce sont deux visions que nous pouvons plus changer.

Si la femme veut s’affirmer, elle peut réagir de la même façon. C’était le cas pour les robes de femme appartenant aux mouvements d’émancipation des années 1890. L’égalité des sexes passait par l’égalité des épaules. Les femmes  se permettaient de pratiquer des activités sportives, d’aller à l’université, de rivaliser avec l’homme grâce à leurs larges épaules. Elles étaient masculines en public, féminines en privé parce qu’elles n’ont pas oublié leur corset et leur jupe.

La libéralisation de la femme a également entraîné des conséquences sur sa posture. Elle représente la « femme carrée » avec une force masculine. Même les stars ont désormais plus de chances dans leur métier à condition qu’elles présentent ces mêmes qualités.

Elles ne veulent plus être considérées comme femme et préfèrent avoir l’air d’un garçon. Cette nouvelle image est entrée dans les mœurs. Elle donne l’impression de force chez la femme et a plus de pouvoir pour s’affirmer.

Les épaules n’ont pas besoin de bouger. On peut les lever, les baisser, les arrondir, les carrer, les voûter et même les hausser.

Certains de ces gestes se sont modifiés pour devenir des signaux du langage corporel mais pour les comprendre, il faut se pencher sur les raisons qui nous poussent à adopter un type de position d’épaule.

Lorsque que les épaules sont abaissées et en arrière, c’est qu’il y a une atmosphère de calme. Par contre, si elles sont levées en avant, c’est que la personne présente des signes d’anxiété ou d’hostilité.

Une personne dominante a des épaules basses et carrées contrairement aux dominés qui ont tendance à arrondir les épaules (moyen de protection).

            Toute la tension se concentre dans les épaules. Mais attention, à force de se voûter, cela nous courbera pour le restant de notre vie. Mais ce signe n’est pas représentatif chez les êtres qui réussissent. Ce sont des personnes qui ont beaucoup d’assurance et ont reçu très peu de « coups » dans leur existence pour en garder une trace. Mais leur vie est faite d’angoisses et de peurs et malheureusement, elle se répercute sur le physique et en particulier les épaules. A cause de ce problème, des difficultés respiratoires peuvent se manifester.

Pour se défendre, il est conseillé de se faire masser ou de se secouer les épaules. Il ne faut pas non plus hésiter à rire. Le rire s’accompagne de tressautement des épaules… alors n’hésitez pas à exagérer en répétant et en amplifiant ce phénomène.

 

Que signifie le haussement d’épaule ?

             Le haussement d’épaule est un geste courant qui se pratique dans tous les pays, dans toutes les cultures. La signification demeure pourtant la même : c’est un signe de soumission, d’impuissance, d’ignorance : c’est un aveu d’incapacité.

            Dans les pays méditerranéen, ce geste est employé couramment : il montre une certaine impuissance face à toute événement de la vie courante ( politique, sportif ), c’est en fait un geste de protection. Tandis que dans les pays nordiques, il est employé moins souvent, considéré comme impoli. Néanmoins, lorsqu’il est pratiqué, il a la même signification .

Le haussement d’épaule n’a pas toujours pour but de « se protéger », de se « défendre ». Par exemple, il peut être utilisé comme une imitation de l’étreinte amoureuse : en levant les épaules, en les arrondissant et en mettant les bras sur le thorax, on a l’impression de serrer l’être aimé, nos propres bras remplaçant ceux de l’absent. Ainsi on retrouve le sentiment d’amour et de sécurité que nous connaissions petits avec nos parents. Par ailleurs, le baiser fait sur l’épaule de l’amant est, en public, un acte de soumission ou peut être un geste à connotation érotique, quand celui-ci est fait avec légèreté. Enfin, le haussement d’épaule accompagné du rire signifie que nous sommes choqués de la plaisanterie, l’humour s’accompagnant ici de la peur.

         Il existe des gestes régionaux concernant l’épaule, mais ceux-ci restent rare :

-         renverser du sel porterait malheur étant donné que ce matériau était considéré comme précieux dans l’antiquité, ainsi, pour conjurer le sort, il faudrait lancer trois pincées de sel par dessus l’épaule gauche, côté impur du corps, afin de repousser le Malin. Beaucoup de personnes pratiquent encore ce geste superstitieux

-         se tapoter l’épaule : on met la main à plat sur l’épaule de l’autre pour le féliciter mais aussi parfois pour le critiquer indirectement si celui-ci n’a pas présenté de félicitation

-         se brosser l’épaule : on enlève une poussière imaginaire de l’épaule, ce geste imite ainsi une personne qui se comporterait de manière hypocrite pour obtenir les faveurs d’une autre personne

-         frapper l’épaule : les esquimaux font ce geste pour saluer solennellement. Ce geste est employé de manière moins formelle dans d’autres cultures : il constitue un intermédiaire entre l’étreinte et la poignée de main. C’est un geste amical, plutôt masculin, un signe de virilité

-         les mains sur les épaules opposées : ce geste était employé dans l’Egypte Antique et exprimait la servitude d’un esclave face à son maître. Il s’agissait de placer la main droite sur l’épaule gauche et inversement, les bras à la hauteur du cou et la tête incliné. C’est en fait une forme d’étreinte : l’esclave n’étant pas assez « digne » pour toucher son maître, il s’étreint lui-même.

 

BARDEL Adeline, BOULIER Gaëlle, CARDINAEL Florence, 2ESB.

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