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Cas
n° 1. Femme de 37 ans (voix lasse).
Je ne sais vraiment pas quoi faire. Ah! je ne sais
vraiment pas si je dois reprendre mon poste de standardiste... cela me
porte tellement sur les nerfs, je peux à peine 1e supporter... mais
j'ai une stabilité et un bon salaire; ou alors lâcher tout et faire ce
qui m'intéresse réellement, en tout cas un travail plus varié mais
cela aboutirait à débuter en bas de l'échelle avec un salaire très
faible... Je ne sais pas si je pourrais le faire ou non... |
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CAS n°1.
1.
Pouvez-vous m'en dire davantage au sujet de ce qui vous intéresse
maintenant ? C'est très important que nous y réfléchissions bien.
2.
Attention, avant que vous vous lanciez dans quelque chose de nouveau, il
faudrait que vous soyez sûre que cela serait vraiment plus avantageux
pour vous et que vous n'allez pas quitter la proie pour l'ombre.
3.
Eh bien ! voyons, ce n'est pas désespéré, il s'agit de savoir dans
quel service vous pourriez être mutée ; je peux vous ménager un
entretien avec le chef du personnel.
4.
Votre embarras s'explique doublement: d'un côté, vous hésitez à lâcher
votre poste actuel, mais surtout vous ne savez pas quel autre emploi est
susceptible de vous convenir.
5.
C'est vraiment une décision difficile, n'estce pas ? Ou bien courir
les risques de débuter dans une nouvelle branche, ou bien s'en tenir à
la sécurité d'un travail qui vous déplaît.
6.
Vous vous faites beaucoup trop de souci. Ce n'est pas en usant ainsi vos
nerfs que vous résoudrez vos difficultés. Il ne faut pas vous mettre
dans cet état. Tout finira par s'arranger.
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Cas
n° 2. Homme de 30 ans (voix bizarre, naïve, fruste).
J'ai un sentiment des plus bizarres. Quand quelque
chose d'heureux m'arrive, eh bien, je ne peux pas y croire, j'agis comme
si ce n'était jamais arrivé, ça me tracasse! Je voulais un rendez-vous
avec Laure, j'ai tourné autour d'elle pendant des semaines avant
d'avoir assez de courage pour lui demander un rendez-vous... et elle a
dit
« oui ». Je ne pouvais pas y croire. Je ne
pouvais tellement pas y croire que je ne suis pas allé au rendez-vous. |
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CAS n° 2.
1.
Il faut être de votre âge, mon garçon, et avoir une idée un peu plus
réaliste concernant les femmes. Ce sont aussi des êtres humains,
vous savez, et elles désirent des rendez-vous autant que vous.
2.
Cela vous paraît toujours irréel quand il arrive quelque chose
d'heureux.
3.
Vous vous êtes sans doute dit avec tant de force que rien de bon ne
pouvait arriver, que, lorsque cela se produit, il vous semble que ce
n'est pas vrai.
4.
Je me demande si ce sentiment d'irréalité ne serait pas associé à un
moment particulier de votre vie. Voudriez-vous m'en dire davantage à
propos de ce que vous vouliez dire par... « Quand quelque chose
d'heureux m'arrive
5.
Y a-t-il vraiment lieu de vous tracasser à ce sujet ? Nous avons tous
eu à triompher de sentiments ou de désirs bizarres. Je crois que vous
en viendrez à bout.
6.
Je pense que cette expérience vous servira de leçon. La prochaine
fois, vous devez faire un effort pour accepter la bonne fortune.
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Cas
n° 3. Homme de 35 ans (voix forte, scandée, agressive).
Je suis décidé à faire quelque chose, je n'ai
pas peur de travailler dur, je n'ai pas peur de recevoir quelques coups
durs pourvu que je sache où je vais ! Et il ne me répugne pas de
passer sur 1e ventre des autres lorsqu'ils sont sur mon chemin parce que
je veux tout pour moi! Je ne peux pas me contenter d'un emploi médiocre!
Je veux être quelqu'un ! |
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CAS n° 3.
1.
En somme, vous vous conduisez comme un ambitieux parce qu'il faut vous
prouver à vous-même votre valeur.
2.
Vous estimez qu'il faut que vous soyez en avant, quels que soient les
efforts et les moyens pour y parvenir.
3.
Qu'est-ce qui, à votre avis, vous pousse à cette grande résolution
d'arriver à quelque chose ?
4.
Est-ce que cela vous intéresserait de passer quelques tests pour déterminer
dans quelle branche vous pouvez réussir le mieux ? Cela pourrait être
d'un grand appoint pour vous, bien qu'il soit possible qu'avec votre
allant, vous réussissiez dans beaucoup de situations.
5.
Une grande ambition peut être un véritable atout pour quelqu'un. Etes-vous
certain cependant que vous le pensez vraiment quand vous dites qu'il ne
vous répugne pas de passer sur le ventre de ceux qui se trouvent sur
votre chemin ? Est-ce que cela ne pourrait pas vous faire plus de tort
que de bien ?
6.
Vos sentiments sont très forts. Vous devez être sous le coup d'une déception
récente. Il faut vous calmer, réfléchir, et vous verrez que vous
retrouverez votre sang-froid sans perdre votre enthousiasme.
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Cas
n° 4. Femme de 30 ans (voix découragée).
I1 y a maintenant dix ans que j'habite cette ville
et sept ans que je suis dans le même appartement, mais je ne connais
personne. Au bureau, i1 me semble que je ne peux pas me faire des amis,
c'est comme si j'étais paralysée. J'essaie d'être gentille avec les
autres employés mais au fond je me sens contractée et mal à l'aise,
et alors je me dis que je m'en moque. On ne peut pas compter sur les
gens. Chacun pour soi. Je ne veux pas d'amis, et quelquefois je finis
par en être vraiment convaincue. |
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CAS n° 4.
1.
Vous êtes trop pessimiste. Cela ne va pas durer éternellement. Vous
verrez que l'on viendra vers vous par la force des choses.
2.
Je connais d'autres personnes dans votre cas ; elles ont. pourtant réussi
à se faire des relations agréables en adhérant à une association de
"Loisirs de Vacances". L'important est de ne pas se figurer
qu'on doit rester seul.
3.
Peut-être en m'en disant davantage au sujet de la façon dont vous vous
y prenez pour vous faire des amis, pourrions-nous avoir une idée plus
nette, de ce qui cloche ?
4.
Ça dure depuis si longtemps que vous avez fini par en être presque
convaincue. Est-ce cela ce que vous voulez dire ?
5.
Peut-être ne voulez-vous pas d'amis, uniquement pour vous protéger de
quelque chose d'autre ?
6.
C'est une situation assez regrettable de n'avoir pas d'amis, et il faut
vraiment s'en occuper. Il y a un certain nombre de choses que vous
pourriez faire pour apprendre à vous faire: des amis, et plus tôt vous
commencerez, mieux cela sera.
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Cas
n° 5. Homme démobilisé de 30 ans (fureur et amertume à la fois).
A quoi bon ! Personne ne joue franc-jeu avec moi.
Les gars qui sont restés chez eux ont pris tous les avantages, ils ont
tous profité de nous pendant que nous nous battions sur le front, je
les maudis tous autant qu'ils sont. Ils jouent le double jeu. Quant à
ma femme... (silence) « ouais » ... . |
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CAS n° 5.
1.
Vous aviez commencé à dire quelque chose au sujet de votre femme...
2.
Vous estimez avoir été exploité et cela vous met en colère ?
3.
On a pris le pas sur vous et cela vous révolte parce que plus qu'un
autre vous pensez mériter des égards.
4.
Je comprends vos sentiments actuels, mais cela va vous empêcher d'aller
de l'avant si vous n'essayez pas de vous en débarrasser.
5.
Vous n'êtes pas tout seul à être furieux. Il y a bien souvent de
quoi. Mais avec le temps, vous oublierez, vous vous remettrez dans le
mouvement.
6.
Vous allez être entraîné à vouloir vous venger, ce qui complique
toujours les choses, ne croyez-vous pas ?
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Cas
n° 6. Homme de 35 ans (voix claire et décidée).
Je sais que je pourrai réussir dans cette affaire;
tout ce qu'il faut, c'est avoir quelques vues d'ensemble, un certain bon
sens et le courage d'essayer. J'ai tout cela. Aussi, si je pouvais
seulement avoir un coup de main pour l'argent, je n'hésiterais pas à
me lancer. |
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CAS n° 6.
1.
Vous souhaitez peut-être l'adresse d'un conseiller financier; dans ce
cas là, on a besoin de renseignements avant d'emprunter des
fonds.
2.
C'est très bien. On doit être sûr de soi si on veut arriver à
quelque chose. Commencer avec hésitation peut vraiment tout gâcher;
vous êtes sur la bonne voie et je vous souhaite de réussir.
3.
Si vous pouviez avoir les fonds pour commencer, vous vous sentiriez sûr
d'en tirer parti.
4.
Vous vous sentez sûr de pouvoir réussir parce que vous vous rendez
compte effectivement de ce qu'il faut pour que l'affaire marche. Quand
on voit les choses clairement, l'assurance vient toute seule.
5.
Avez-vous déjà étudié quels sont les risques à courir ?
6.
Vous vous posez beaucoup de problèmes concernant l'argent, la manière
de s'en procurer et l'art de s'en servir.
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Cas
n° 7. Homme de 46 ans (voix amère et tendue).
Voilà! C'est un nouveau à la Compagnie, mais
c'est un malin, il a réponse à tout et il croit qu'il a inventé la
poudre. Mais, Bon Dieu ! ... Il ne sait pas à qui il a affaire. Je
ferais mieux que lui si je le voulais! |
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CAS n° 7.
1.
Vous estimez que vous devriez être le premier. C'est vraiment important
pour vous de rester toujours le meilleur.
2.
En prenant dès le début une telle attitude à l'égard de cet homme
nouveau dans la compagnie, vous ne vous y prenez pas de la bonne manière.
3.
Et cela vous demandera sans doute d'agir avec beaucoup de méthode et de
réflexion. Il vous faudra faire très attention.
4.
Ce nouveau venu, qui vous paraît si prétentieux, vous donne envie de
le dépasser !
5.
Voyons! Ce n'est pas être beau joueur! Pourquoi attachez-vous
tant d'importance à dépasser cet homme ?
6.
Vous êtes-vous renseigné exactement sur les antécédents et sur les
fonctions actuelles de cet homme dans la compagnie ? Que savez-vous à
son sujet ?
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Cas
n° 8. Jeune fille de 28 ans (voix tendue, rageuse, contenue).
Quand je la regarde !... Elle n'est pas aussi
attrayante que moi, elle n'est pas aussi intelligente, elle n'a pas de
chic et je me demande comment elle peut faire illusion à tant de
personnes, comment on ne voit pas clair à travers toutes ses manières
? Elle arrive toujours à faire quelque chose, et tout le monde admire
la manière dont elle le fait. Je ne peux pas le souffrir! Ça me rend
malade! Elle a tout ce qu'elle veut! Elle a eu ma place, elle a eu Gérard,
elle l'a littéralement détourné de moi, et ensuite elle a nié. Quand
je l'ai mise devant 1e fait, que je lui ai dit ce que je pensais, elle a
dit : " Mais je regrette" ! Mais... Eh bien!... je vais lui
faire voir. |
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CAS n° 8.
1.
Ressemble-t-elle à quelque autre jeune fille avec laquelle vous vous êtes
déjà trouvé en relation ?
2.
Vous estimez qu'elle obtient ce que vousmême, en réalité, devriez
avoir.
3.
On dirait que vous prenez une attitude un peu violente à son égard.
Nous avons tous des préjugés contre les gens, mais il est bien rare
que nous en tirions quelque chose de bon.
4.
C'est un cas typique de jalousie, bien connu, provoqué par la présence
d'une personne qui est peut-être un peu plus capable ou plus
adroite que vous.
5.
Pourquoi n'essayez-vous pas d'observer ce qu'elle fait et de la battre
sur son propre terrain ? Si c'est une bluffeuse, vous devriez avoir le
dernier mot.
6.
A votre âge, on est naturellement très sensible à toutes les déceptions,
mais on a l'avantage d'être plus raisonnable et d'avoir plus d'expérience
de la vie.
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Cas
n° 9. (Dialogue entre le médecin du travail et Martin, nouvel employé).
Médecin: Alors, Martin, comment ça marche avec
les collègues du bureau ?
Martin: Ah ! qu'ils aillent au diable, pourtant
j'ai essayé de faire de mon mieux, mais quand le patron et son adjoint
se sont mis en colère contre moi parce que je m'étais trompé dans une
facture difficile, ça m'a... je fais de mon mieux... je fais vraiment
de mon mieux, mais quand ils vont jusqu'à me dire que ce n'est pas
assez... ça me montre de plus en plus clairement que je suis "bon
à rien". |
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CAS n° 9.
1.
Voyons, Martin, tâchez de faire le point! Cette histoire est-elle si
grave ? Il suffit de ne pas dramatiser 1
2.
Autrement dit, dès qu'on vous critique, vous avez tendance à vous
montrer coupable
3.
Vous aviez fait de votre mieux, mais on a trouvé une erreur, et du
coup, vous vous mettez à penser que vous ne valez pas grand chose.
4.
Voyons, mon vieux, si vous vous laissez démonter par quelque chose
comme ça, c'est alors que vous serez sûrement un bon à rien.
5.
Dites-moi, Martin, est-ce seulement à cause de cet ennui personnel que
vous en êtes venu à douter de vous-même ?
6.
Vous devez prendre en considération désormais tout ce que vous avez
réussi et ne plus être obnubilé par vos imperfections. Faites le
bilan de vos succès.
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Cas
n° 10. (Fragment de dialogue entre un étudiant et le directeur des études).
Directeur: Entrez ... . Que puis-je faire pour vous
?
L'étudiant: Monsieur, je voudrais que vous
m'aidiez au sujet de mon emploi du temps pour le prochain trimestre
d'hiver. J'ai parlé à plusieurs personnes au sujet de ce que je dois
choisir, mais elles me disent toutes des choses différentes et c'est si
difficile pour moi de savoir quoi faire. Vous pensez !... je suis
seulement en première année et je ne sais vraiment pas ce qui vaut
mieux ... . |
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CAS n° 10.
1.
Si je vous ai bien compris, vous estimez qu'il s'agit de quelque chose
qui a besoin d'une aide extérieure, quelque chose que vous ne pouvez
pas décider par vous-même.
2.
Voulez-vous parler de la section dans laquelle vous voulez entrer et de
ce que vous allez prendre comme matière à option ?
3.
Voyons, si vous vous en rapportiez un peu plus à vous-même, quant à
ce que vous pouvez faire et ce que vous voulez faire, au lieu de vous en
rapporter à ce que disent les autres... peut-être vous en trouveriez-vous
un peu mieux.
4.
Là, je me demande si la solution à vos difficultés ne consisterait
pas plutôt à développer votre confiance en vous-même qu'à opérer
un choix entre les cours.
5.
Certainement, nous allons y réfléchir. Il est parfois un peu dur de
trouver sa place dans la structure du collège.
6.
Avez-vous déjà fait le bilan des matières à apprendre et celui des
heures de travail dont vous disposerez ?
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