5.2.1 Les "peaux de bananes" de la communication.
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Lorsque
nous réagissons à une situation problème, nous utilisons habituellement
de petits programmes bien enregistrés, quasiment automatiques qui sont
de véritables saboteurs de la communication.
Gordon parle d'obstacles à la communication moi je
préfère parler de "peaux de bananes". |
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1. Les agressions. En cas d'agression nous glisssons de plein pied dans un conflit avec risque de surenchère violente. L'un des interlocuteurs, meurtri dans sa personnalité, devra battre en retraite et préparera sa vengeance.
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2. Les consolations (ce n'est pas grave, je suis certain que ...). Consoler ne laisse pas à l'interlocuteur l'occasion de vider son sac. De plus certains maladroits laissent clairement
transparaître que c'est pour
avoir la paix et non pour aider l'interlocuteur. En cas de consolation, nous sommes plus ou moins à l'écoute de l'interlocuteur mais nous ne lui apportons pas une aide qui va le rendre autonome. Il va dépendre de nous pour surmonter l'épreuve rencontrée et ne mettra pas des mots sur ses maux.
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| 3. Rester centré sur sa
pensée et ne pas écouter celle de
l'interlocuteur. Les questions "foireuses" (Votre maman est malade). Les interprétations "foireuses" (Tu es jaloux de ta soeur). Les argumentations "foireuses" et les conseils du même type (Tu devrais t'y prendre autrement ...). Ces différentes techniques ne favorisent absolument pas la poursuite du dialogue. Les questions "foireuses" oriente la suite des échanges dans une direction qui ne correspond ni à la carte du monde ni à la réalité de l'interlocuteur. Les interprétations "foireuses" sont décodées par l'interlocuteur comme une forme d'agression ou comme une marque d'incompréhension. Dans les argumentations foireuses, nous négocions mais sans respecter l'autre. Du coup, il le prend pour une agression. Nous pouvons aussi rater notre négociation et c'est notre interlocuteur qui va l'emporter. Du coup, c'est nous qui lui en voulons.
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4. Rester centré sur ses émotions et ne pas écouter celles de l'interlocuteur. Je me centre sur ma vision, mon interprétation du monde et je suis sourd à la perception de mon interlocuteur. Mes émotions me parlent et je ne suis plus à l'écoute des émotionsd e mon interlocuteur.
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Exercice.
Je vous présente ci-dessous quelques exemples de peaux de
bananes. Essayer de les reclasser dans les catégories ci-dessus.
"Ce que font les autres éducateurs m'importe peu, tu dois nettoyer la
cour ! "
"Ne me parle pas de cette façon !"
"Maintenant, retourne jouer avec Julie et Louise et arrête de te
plaindre !"
"Si lu fais ça, tu vas le regretter !"
"Encore une phrase comme celle‑là et je te mets hors de cette pièce !"
"Si tu tiens à ta santé, tu vas y penser avant de le faire une autre
fois !"
"Tu ne devrais pas agir comme ça !"
"Tu devrais faire ceci ou cela".
"Il faut toujours respecter ses aînés".
"Pourquoi ne demandes-tu pas à Julie et à Louise de venir jouer ici ? "
"Tu ferais mieux d'attendre quelques années avant de prendre une
décision au sujet de l'université. "
"Je te suggère d'en parler à ton professeur."
"Tu n'as qu'à te faire d'autres amies."
"L'université peut être l'expérience la plus merveilleuse de ta vie."
"Les enfants doivent apprendre à s'entendre entre eux."
"Examinons les faits concernant les diplômés d'université."
"Si un enfant apprend à être responsable à la maison, il deviendra
beaucoup plus facilement un adulte responsable. "
"Regarde bien la situation en face: en fait, ta mère a besoin d'aide
dans la maison."
"Lorsque j'avais ton âge, j'avais deux fois plus de travail à faire que
tu n'en as."
"Tu n'as pas les idées claires."
"C'est un point de vue enfantin."
"Tu as complètement tort sur ce sujet."
"Je suis en complet désaccord avec toi."
"Tu sais que je te trouve jolie ?"
"Je suis certain que tu es capable de réussir."
"Je crois que tu as raison. "
"Je suis d'accord avec toi. "
"Tu es une vraie peste."
"On sait bien. Monsieur connaît tout."
"Tu te comportes comme un sauvage."
"Ça va, petit bébé ?"
"Tu es jalouse de Julie."
"Tu dis ça seulement pour me déranger."
" Tu ne crois pas du tout ce que tu dis."
"Tu éprouves ce sentiment parce que tu ne réussis pas bien à l'école."
"Ne t'inquiète pas : ça va s'arranger. "
"Tu seras un très bon étudiant, avec les capacités que tu as."
" J'ai déjà pensé ça moi aussi."
" Je sais. Il arrive que l'école soit vraiment ennuyante."
"Habituellement, tu t'entends pourtant très bien avec les autres."
"Qui t'a mis cette idée dans la tête ?"
"Oublie ça, tout simplement."
"Si tu veux bien, tu ne parles pas de ça à table."
"Allons donc, on ne pourrait pas parler de quelque chose de plus
agréable ?"
"Comment ça va dans ton équipe de football ?" 5amors que
l'interlocuteur
abordait autre chose).
"Pourquoi n'essaies-tu pas de mettre le feu à l'école ?"
"Nous avons déjà traité toute cette question."